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Les dossiers d’actualités
Imprimer cette page 28-02-2007 14:46

La mobilité dans l’Union européenne

Aller dans un autre État membre pour suivre des cours ou une formation professionnelle : des centaines de milliers d’étudiants, d’enseignants et de travailleurs ont déjà découvert les bénéfices professionnels et personnels d’une telle expérience.

Pour la période 2007-2013, l’Union européenne propose un nouveau programme "Éducation et formation tout au long de la vie", doté d’un budget de 7 milliards d’euros, qui succède au programme Socrates. Il regroupe tous les dispositifs existants (Comenius, Erasmus, Leonardo da Vinci, Grundtvig, Jean Monnet...) et permet d’accompagner les projets de mobilité et de formation, de l’école maternelle à l’âge adulte.

Une panoplie de programmes pour les écoliers, étudiants et enseignants

Depuis 1995, le programme Comenius vise à renforcer la dimension européenne dans le domaine de l’éducation, en promouvant notamment la mobilité et la coopération entre établissements scolaires. Comenius poursuit plusieurs objectifs : améliorer la qualité de l’éducation et la formation des enseignants ; développer les compétences de base et l’enseignement des langues ; promouvoir l’usage des technologies de l’information et de la communication (Tic) ; améliorer l’enseignement des mathématiques et des sciences ; développer une citoyenneté active.

En 2005, plus de 12 000 écoles ont bénéficié d’une bourse Comenius pour participer à un partenariat scolaire. L’action soutient aussi des projets de formation du personnel éducatif et des réseaux d’éducation scolaire. Comenius vise ainsi à améliorer la qualité de l’enseignement, à en renforcer la dimension européenne et à favoriser l’apprentissage des langues et la mobilité. Pour la période 2007-2013, il est doté de plus de 1 milliard d’euros.

Le programme Erasmus encourage, depuis 1987, la coopération transnationale entre les universités et stimule la mobilité des étudiants dans l’UE. Il permet d’améliorer la transparence et la pleine reconnaissance académique des études et des qualifications au sein de l’Union. En 2005, le pourcentage des universités européennes coopérant à ce programme dans trente et un pays (les vingt-cinq États membres, ainsi que la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) a atteint le chiffre de 87 %. Aujourd’hui, la quasi-totalité des universités en France y participe ainsi que la plupart des établissements d’enseignement du supérieur. Pour la période 2007- 2013, Erasmus dispose d’une enveloppe budgétaire de 3,1 milliards d’euros.

Des bourses de mobilité

Pour faciliter l’accès des étudiants d’origine modeste à des séjours de formation en Europe ou à l’international, le Gouvernement français a relancé en 2002 le dispositif des bourses de mobilité. Accessibles aux étudiants recevant des bourses sur critères sociaux, elles sont gérées directement par les établissements d’enseignement supérieur. Les établissements peuvent ainsi élaborer une politique de mobilité en incitant un plus grand nombre d’étudiants à effectuer un parcours de formation au-delà de nos frontières.

À la rentrée 2006, 45 000 bourses de mobilité ont été attribuées à cent trente-cinq établissements d’enseignement supérieur, permettant à plus de 15 000 étudiants d’effectuer une mobilité de trois mois. Le montant mensuel de cette bourse est de 389 euros et sa durée peut aller de trois à neuf mois.

Depuis 2004, le programme Erasmus Mundus favorise la mobilité des étudiants et des enseignants du monde entier par l’octroi de bourses. Il met en place un réseau de coopération entre universités européennes et universités de pays tiers. Il concerne toutes les disciplines depuis le second cycle jusqu’au niveau doctoral.

Pleins phares sur l’éducation et la formation des adultes

Doté de 358 millions d’euros pour 2007-2013, le programme Grundtvig finance des projets permettant d’améliorer la qualité et la dimension européenne de l’éducation des adultes. Son objectif est de faciliter l’accès de tous les citoyens européens à l’apprentissage tout au long de la vie. Il favorise l’échange d’expériences à l’échelon européen dans tous les domaines de l’éducation générale des adultes. Grundtvig soutient des projets de coopération, des partenariats d’apprentissage, des cours de formateurs d’adultes et des réseaux d’éducation des adultes.

Leonardo da Vinci permet d’acquérir des qualifications professionnelles reconnues dans tous les pays de l’Union. Il offre aux jeunes un accès à la formation et à l’apprentissage dans la perspective d’améliorer leurs chances de trouver un emploi mieux qualifié. Il vise également à améliorer la formation professionnelle pour les personnes de tous âges en les aidant à acquérir d’autres compétences tout au long de leur vie et à s’adapter à de nouvelles exigences, telles que l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.

Pour 2005, 3 015 projets Leonardo ont été sélectionnés à travers l’Europe, pour un total de 70 000 stages. De 2000 à 2005, près de 300 000 personnes ont pu bénéficier d’une bourse Leonardo da Vinci. Le programme bénéficiera de 1,7 milliard d’euros pour 2007-2013.

Par des labels et des subventions, l’action communautaire Jean Monnet encourage les universités et les établissements d’enseignement supérieur à intégrer dans leur cursus de nouveaux enseignements sur le droit communautaire, l’intégration économique et l’intégration politique européenne, ainsi que l’histoire de la construction européenne.

Pour compléter ces programmes, l’UE a mis en place plusieurs dispositifs permettant également de faciliter la mobilité, parmi lesquels Europass et Euroguidance.

Nouvelle initiative lancée le 1er février 2005, Europass aide les citoyens européens à rendre leurs connaissances et qualifications visibles dans toute l’Europe. Elle permet de mettre en valeur toutes leurs compétences, qu’elles aient été validées par un diplôme ou acquises au cours d’une expérience professionnelle ou personnelle (par exemple dans le cadre d’un engagement associatif, d’un stage, de recherches ou de travaux personnels, d’une activité syndicale ou d’une participation active à la vie locale). Concrètement, Europass se présente sous la forme d’un portfolio de cinq documents : le curriculum vitae, le Passeport de langues, le supplément au certificat Europass, le supplément au diplôme Europass et l’Europass Mobilité.

Créé par la Commission européenne, le réseau Euroguidance regroupe soixante-cinq centres, répartis dans plus d’une trentaine de pays. Son objectif est de développer la dimension européenne dans les actions d’orientation. Les centres informent les professionnels de l’orientation et les citoyens sur les possibilités d’études, de formation et de mobilité en Europe et sur les différents systèmes nationaux d’éducation et de formation. Ils facilitent également l’échange d’informations entre les services d’orientation des différents pays européens.

Erasmus fête ses 20 ans !

Depuis sa création en 1987, 1,2 million d’étudiants ont accompli une période d’études à l’étranger grâce à Erasmus et parmi eux 240 000 étaient français. Aujourd’hui, 2 199 établissements d’enseignement supérieur de 31 pays participent à ce programme très populaire. Les grands flux d’étudiants proviennent d’Allemagne (21 %), d’Espagne (16 %), d’Italie (13 %) et du Royaume-Uni (10 %).

En 2005-2006, 22 650 étudiants français sont partis en mobilité Erasmus, dont une majorité inscrits en gestion (30 %), langues (16 %) et ingénierie (13 %). La plupart partent en mobilité principalement au cours de la troisième année d’études (36 %), mais aussi en deuxième ou quatrième année post-bac et sont majoritairement inscrits dans une université (60 %).

Chaque étudiant perçoit une allocation communautaire d’un montant mensuel moyen de 106 euros, à laquelle s’ajoute fréquemment un complément des collectivités et des ministères de tutelle. La durée moyenne des périodes de mobilité est de sept mois mais ces périodes peuvent s’étaler sur trois à douze mois.

La reconnaissance académique des périodes d’études est facilitée par le système ECTS (Système européen de transfert de crédits). Un accord entre les établissements concernés doit préalablement avoir été prévu. À son retour, l’étudiant valide les crédits obtenus à l’étranger dans le cadre de son diplôme français.

Aller plus loin

-  Le site de l’agence Europe-Éducation-Formation France
-  Le portail d’information Ploteus sur les opportunités d’études et de formation en Europe
-  Le portail Eures sur la mobilité de l’emploi en Europe
-  Le site d’information sur l’Europe
-  Le portail étudiant

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