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Les dossiers d’actualités
Imprimer cette page 22-04-2005 00:00

Journée de solidarité : un effort partagé pour la prise en charge de la dépendance et du handicap

Le 6 novembre 2003, le Premier ministre a présenté une réforme qui consacre une prise en charge globale de la dépendance et du handicap. Deux milliards d’euros supplémentaires par an seront entièrement affectés aux personnes âgées et aux personnes handicapées par l’intermédiaire de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

C’est la première fois que le financement d’une réforme ne repose pas sur une augmentation des impôts, mais sur la solidarité.

En effet, le Gouvernement a lancé un appel à la solidarité et à la fraternité en demandant aux Français - salariés et fonctionnaires - de travailler un jour de plus lors d’une "journée nationale de solidarité". En contrepartie de cette journée de travail supplémentaire, les employeurs (publics et privés) paieront une contribution de 0,3 % (ce montant correspond au surcroît de valeur ajoutée d’un jour de travail). Les revenus du capital y sont également soumis (à l’exception de l’épargne populaire, telle que le livret A).

Cette réforme va placer la France parmi les pays européens les plus attentifs à la situation des personnes dépendantes.

Afin de relever le défi du vieillissement, 1,2 milliard d’euros serviront chaque année à :

-  prioritairement, améliorer la vie à domicile en permettant aux personnes âgées de vivre chez elles le plus longtemps possible (à 85 ans, 90 % des personnes vivent à domicile) ;
-  moderniser les maisons de retraite et assurer leur médicalisation en créant de nombreux emplois médicaux et paramédicaux : l’équivalent de 60 maisons de retraite a été médicalisé en 2004, cet objectif passe à 100 maisons de retraite pour 2005, soit une par département en moyenne ;
-  améliorer la prise en charge sanitaire des personnes âgées.

Pour les personnes handicapées, "la journée de solidarité" va apporter 800 millions d’euros supplémentaires par an et la réforme va instaurer en leur faveur :

-  la création d’un véritable droit à compensation du handicap pour prendre en charge de façon personnalisée des surcoûts de toutes natures liés au handicap ;
-  le renforcement de l’intégration dans la cité, en développant l’accompagnement et la personnalisation des aides pour généraliser et rendre effectif l’accès à l’école, à l’université, aux transports, aux bâtiments, à l’emploi...
-  la simplification de l’accès aux droits, en créant dans chaque département des "maisons des personnes handicapées".

L’objectif de la journée nationale de solidarité est donc que chacun donne un peu de son temps, de son énergie, de son talent, un peu de son coeur, au service de la solidarité nationale et de nos aînés : c’est par plus de travail que l’on finance plus de social.

Aller plus loin

-  Installation du comité de suivi et d’évaluation de la journée nationale de solidarité, communiqué du 12 mai 2005
-  Pentecôte : fonctionnement de la "journée de solidarité", dossier de presse, sur ce site
-  Questions-Réponses relatives à la mise en oeuvre de la journée de solidarité, sur le site du ministère délégué aux Relations du travail
-  Un plan d’action en faveur des personnes dépendantes , chantier, sur ce site
-  Une journée de générosité pour un an de solidarité, tribune de Philippe Douste-Blazy dans le Figaro du 25 avril 2005

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