Pierre Bérégovoy
Imprimer cette page 2-07-2004 14:10

Discours de politique générale de Pierre Bérégovoy - 8 avril 1992

Autodidacte, ancien employé de la SNCF, Pierre Bérégovoy est l’un des acteurs de la signature du Programme commun de la gauche en 1977. Il occupe des postes majeurs dans les gouvernements socialistes de 1981 à 1991 (ministre des Affaires sociales et de la Solidarité du gouvernement Mauroy jusqu’en juillet 1984, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget).
Il arrive à Matignon en 1991 dans un contexte difficile pour la majorité présidentielle. Il ne dispose en outre que d’une année pour convaincre et essayer de changer la donne avant les échéances législatives. Il décide de tenir une politique économique et monétaire rigoureuse.

Pierre Bérégovoy présente son gouvernement devant l’Assemblée nationale moins d’un an avant le renouvellement des députés. "C’est court mais c’est assez pour décider, expliquer, convaincre" déclare-t-il devant les parlementaires le 8 avril 1992. En effet, il arrive à Matignon à la suite d’une défaite électorale, aux élections cantonales et régionales : "Les élections régionales et cantonales ont été un échec pour le parti socialiste".

Pour Pierre Bérégovoy, le prochain scrutin de l’année suivante n’est pourtant pas une obsession. Il précise que son objectif est de restaurer la confiance et à renouer avec l’espérance, par l’action. Son gouvernement travaillera "pour la France et les Français".

Dans un contexte économique difficile, le Premier ministre fait le choix de la rigueur. Mais il rappelle qu’il "ne faut pas confondre rigueur économique et rigueur sociale". Si la rigueur en économie est une exigence de bonne gestion, la justice sociale est au centre des préoccupations du gouvernement. Il n’y a pas de remèdes miracles, mais il y a "la lucidité, le calme et la persévérance".

Enfin, à moins de six mois du referendum pour la ratification de traité de Maastricht, Pierre Bérégovoy rappelle que l’Europe est la priorité du président Mitterrand, et un facteur essentiel de paix et de progrès. Il veut "faire l’Europe sans défaire la France".

En mars 1993, lors des élections législatives, la droite remporte une large victoire : face à une Assemblée qui lui est désormais hostile, Pierre Bérégovoy présente sa démission au président de la République qui nommera Edouard Balladur pour lui succéder.



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