Interventions du Premier ministre
Imprimer cette page 7-02-2007 14:25

Discours lors de l’inauguration de l’université de Paris VII

-  Retrouvez cette intervention en podcast

Messieurs les ministres, cher Gilles, cher François,
Monsieur le recteur,
Monsieur le président,
Monsieur le maire,
Mesdames, Messieurs,

Je me réjouis d’inaugurer le nouveau campus de l’université Paris Diderot. D’abord, parce que c’est l’aboutissement d’un projet majeur pour Paris VII. Mais surtout, parce que cette réussite est à la hauteur de notre ambition pour l’Université française. Elle est à la mesure de notre volonté de modernisation, pour notre enseignement supérieur et pour notre pays tout entier.

Depuis deux ans, mon gouvernement a jeté les bases d’un nouvel élan français : le chômage baisse, la croissance est stable, le désendettement est engagé. Poursuivre nos efforts sur tous ces sujets, cela doit faire aujourd’hui l’objet d’un consensus large entre les partis. C’est l’avenir de notre pays qui est en jeu, c’est sa force et son rayonnement. De la même manière, nous devrions nous entendre sur la nécessité d’un effort massif en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Qu’il y ait débat sur les moyens à mettre en oeuvre, sur les choix à faire dans tel ou tel domaine, c’est bien naturel. Mais cela ne doit pas faire passer à l’arrière-plan l’objectif qui doit être partagé par tous : faire de notre système d’enseignement supérieur le premier en Europe et l’un des meilleurs au monde.

Au cours de ces dernières années, nous avons déjà engagé des changements importants.

Je veux rendre hommage au travail remarquable de Gilles de Robien et de François Goulard. Grâce à leur détermination et à leur enthousiasme, ils ont su lancer des réformes fondamentales pour notre enseignement supérieur. Je pense notamment à toutes les mesures de la loi de programme sur la recherche.

Je tiens également à saluer la mobilisation de l’ensemble du monde universitaire. Je sais les efforts et l’énergie qui ont été déployés. La mise en place du LMD, la création de filières professionnelles : tout cela, c’est grâce à vous tous que nous y sommes parvenus.

Aujourd’hui, nous devons franchir une étape supplémentaire. L’Université est pour moi le principal enjeu des prochaines années. Nous avons besoin d’une Université forte, d’une Université fidèle à sa vocation humaniste de transmission des savoirs et ouverte sur les réalités du présent, d’une Université capable de relever les défis de l’avenir :

Le défi de l’emploi : si nous voulons aller vers le plein emploi, nous devons permettre à davantage de jeunes d’accéder aux études supérieures et mieux les préparer au marché du travail ;

Le défi de la compétitivité : si nous voulons être aux premiers rangs dans l’économie de la connaissance, nous devons nous donner les moyens d’être à la pointe de la recherche et de l’innovation.

Pour relever ces défis, je voudrais vous dire aujourd’hui comment je vois l’évolution de notre Université pour les années à venir.

1. La première urgence, c’est de permettre aux étudiants de travailler dans de bonnes conditions.

Cela suppose d’abord des moyens et des locaux appropriés.

A cet égard, le nouveau campus de Paris Diderot est un chantier exemplaire. Il offrira aux étudiants des locaux agréables et fonctionnels et des équipements parmi les plus modernes.

Je veux remercier tous ceux qui se sont engagés pour la réussite de ce projet : le président de l’université, le professeur Benoît Eurin, ses collègues, ses collaborateurs et ses équipes enseignantes. Je veux également saluer les services de l’Etat et des collectivités territoriales qui ont su travailler main dans la main. Je tiens à remercier le maire de Paris et le président du Conseil régional. Merci enfin au recteur de l’Académie de Paris, Maurice Quenet, qui a pris toute sa part à ce travail.

Alors bien sûr, l’aventure de Paris Diderot n’est pas terminée. Je suis heureux d’annoncer le lancement de la deuxième tranche de travaux qui couvrira 48 000 mètres carrés. Elle permettra d’accueillir l’ensemble des équipes de l’université. Je souhaite que cette opération emblématique soit réalisée avec un mode de financement moderne associant le public et le privé. Il ouvrira la voie à d’autres opérations de rénovation.

Les conditions de travail des étudiants de Paris Diderot, nous voulons les offrir à tous les étudiants de France.

C’est tout le sens de la politique de rénovation que nous menons depuis près de deux ans. Depuis 2005, nous avons ainsi dégagé des moyens qui sont les plus importants depuis 25 ans.

Pour autant, je le dis très clairement : nous devrons encore faire un effort. Notre objectif, ça ne doit pas être seulement d’avoir des locaux en bon état. Notre objectif doit être d’avoir des campus au niveau des meilleurs campus britanniques, allemands ou américains.

Aujourd’hui, nos équipements universitaires ne sont pas à la hauteur de notre pays. Nous avons des infrastructures de transport de qualité exceptionnelle. Nous avons des équipements sportifs qui font référence en Europe. La France est l’un des pays les plus attractifs au monde. Pourquoi nos universités ne seraient-elles pas aux mêmes standards ?

Faisons pour notre enseignement supérieur ce que nous avons su faire dans d’autres domaines. Offrons à nos étudiants les meilleures conditions de travail possibles. En cinq ans, construisons dix campus aux meilleurs standards internationaux.

Cela demandera un effort financier important, un effort que l’État ne pourra assumer seul. Nous aurons besoin de la mobilisation de tous : des collectivités locales, bien sûr, mais aussi des entreprises. Sachons conjuguer notre énergie pour mettre en place des partenariats public-privé ambitieux.

Permettre aux étudiants de travailler dans de bonnes conditions, cela suppose aussi de faciliter leur vie quotidienne.

Aujourd’hui, trop de jeunes renoncent aux études supérieures parce qu’ils viennent d’un milieu modeste. Trop d’étudiants sont confrontés à des difficultés financières qui les empêchent de se consacrer pleinement à leurs études. Face à cette situation, nous avons déjà pris des mesures fortes.

Je pense au versement des bourses, qui intervient désormais plus tôt dans l’année universitaire ;

Je pense à la création de l’allocation pour l’installation des étudiants, Aline, qui constitue un soutien majeur pour les étudiants modestes qui quittent pour la première fois leur famille ;

Je pense enfin à la construction de nouveaux logements étudiants. Ici, à Paris, ce sont plus de 3 000 logements supplémentaires qui verront bientôt le jour. Sur l’ensemble du territoire, j’ai voulu donner une nouvelle impulsion au logement étudiant en en faisant l’une des priorités des contrats de projet Etat-région.

Pour autant, j’ai bien conscience que tous les problèmes ne sont pas résolus. Nous devons faire davantage pour aider les étudiants dans leur vie quotidienne. Nous devons avoir le courage d’aborder de front les difficultés que rencontrent l’Université et l’enseignement supérieur français.

2. Il y a aujourd’hui cinq grandes questions qui se posent à l’Université, cinq grandes questions sur lesquelles je voudrais vous faire part de mes convictions.

-  La première question, c’est celle de l’accès aux études supérieures : faut-il ou non une sélection à l’entrée de l’Université ?

L’évidence, c’est que la situation actuelle n’est pas acceptable. Regardons la réalité en face : alors que nous affichons une égalité de principe devant les études, nous pratiquons sans le dire une sélection de fait : une sélection par l’échec. Chaque année, plus de 80 000 jeunes sortent sans rien de l’Université, soit un étudiant sur cinq. 30 % des bacheliers techniques et 60 % des bacheliers professionnels quittent l’enseignement supérieur sans aucun diplôme. Pour tous les jeunes, cela suscite un profond sentiment d’inquiétude, une véritable angoisse de ne pas savoir dans quelle voie s’engager. Nous devons leur apporter des réponses.

Ces réponses, elles passent par une meilleure orientation.

Nous avons besoin d’une orientation efficace qui permette à chacun de choisir sa voie en toute connaissance de cause.

Nous avons besoin d’un système souple où on puisse changer de voie plus facilement. Un système où on puisse commencer dans une filière courte avant de s’engager dans une filière plus longue en cas de succès. Une orientation réussie vaut mieux qu’une sélection systématique.

Dans ce domaine, nous avons déjà réalisé des progrès importants.

Je pense au système de préinscription qui a été mis en place dans les deux tiers de nos universités. Désormais, chaque lycéen a la possibilité de remplir un dossier de préinscription dès le mois de février et de recevoir un avis sur sa candidature. Cet avis n’a bien sûr qu’un caractère indicatif et la décision d’inscription revient en définitive à l’étudiant.

Je pense aussi au schéma national d’orientation et d’insertion professionnelle qui sera mis en place cette année sous l’autorité de Pierre Lunel et qui nous permettra de créer un véritable service public de l’orientation.

Dans les années à venir, nous devons poursuivre l’amélioration de notre système d’orientation, regarder ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, et tirer les leçons de l’expérience pour aider toujours davantage nos étudiants à choisir la voie qui leur convient. Nous pourrions par exemple créer dans chaque université un réseau d’anciens élèves qui travaille en étroite concertation avec le service d’orientation. Chaque étudiant aurait ainsi la possibilité d’être guidé dans son parcours et de trouver des interlocuteurs susceptibles de partager leur expérience professionnelle avec lui.

-  La deuxième grande question, c’est celle du financement des études supérieures.

Là encore, nous devons être lucides sur la réalité des choses. L’Université française n’a pas les moyens de ses ambitions. Aujourd’hui, nous dépensons moins de 7 000 euros par an et par étudiant. Ce chiffre est très inférieur à la moyenne des pays développés. Il est trente fois inférieur à ce dont bénéficie par exemple un élève de Princeton. Or nous le savons, l’éducation, c’est un véritable investissement pour l’avenir. Si nous voulons offrir aux jeunes français une éducation de qualité, nous devons faire un effort supplémentaire.

Cet effort, l’Etat doit en être l’acteur principal. Mais il ne pourra pas le faire seul. Le désendettement de notre pays est une exigence incontournable, une exigence d’efficacité, une exigence de responsabilité. Les marges de manœuvre seront limitées. Il faudra trouver d’autres sources de financement pour nos universités.

Cela soulève naturellement la question des droits d’inscription : faut-il ou non les augmenter ? Ma conviction, c’est que nous devrons très vraisemblablement permettre aux universités de le faire dans les prochaines années.

Mais nous devrons veiller à ce qu’une solution financière existe pour chacun. Dans notre pays, aucun jeune ne doit renoncer aux études parce que ses parents n’ont pas les revenus suffisants. Nous pourrions par exemple moduler les droits d’inscription en fonction des ressources de l’étudiant et de ses parents. Un système qui fait payer 2 000 euros par an aux étudiants aisés et rien à ceux qui ont le moins de ressources, n’est-ce pas plus juste qu’un système qui fait payer 300 euros à tout le monde ? Nous devrons aussi développer massivement les bourses et les prêts étudiants. Pourquoi ne pas mettre en place un prêt à taux zéro qui donne à chaque étudiant la possibilité d’investir sur son avenir ? Il faut donner aux étudiants le goût et la possibilité de parier sur leur propre avenir.

-  La troisième grande question, c’est le pilotage des études supérieures.

Aujourd’hui, nous devons le reconnaître, le mode de fonctionnement des universités n’est pas satisfaisant. Dans un monde de plus en plus concurrentiel, les universités doivent être en mesure de prendre des décisions rapides et efficaces. Un conseil d’administration plus resserré, davantage ouvert sur les entreprises, sur les collectivités locales et sur le monde, un président qui dispose d’un pouvoir de décision plus large, voilà les directions dans lesquelles nous devons avancer.

Les universités doivent notamment pouvoir bénéficier de davantage de souplesse dans la gestion de leurs ressources humaines. Je pense en particulier à la question des enseignants chercheurs.

Nous devons donner plus de souplesse dans la répartition entre recherche et enseignement. C’est souvent en début de carrière que les enseignants chercheurs ont le plus besoin de temps à consacrer à leurs recherches. Nous devons leur permettre de le faire.

Nous devons également assouplir le système des primes pour rendre les rémunérations des enseignants chercheurs réellement attractives. Si nous voulons attirer les meilleurs professeurs, il faut être en mesure de leur offrir un salaire en conséquence. Si nous voulons encourager l’effort, il faut récompenser davantage le mérite.

-  La quatrième grande question, c’est la cohérence de notre enseignement supérieur.

Aujourd’hui, notre système d’enseignement supérieur est trop éclaté. Nous avons des établissements très nombreux, qui ne travaillent pas suffisamment ensemble et qui dispersent leurs forces au lieu de les unir. Si nous voulons donner une vraie cohérence à notre enseignement supérieur, nous devons décloisonner les structures et faire le choix du rapprochement.

D’abord, entre les entreprises et les universités.

Si nous voulons mieux préparer les étudiants au marché du travail, nous devons construire ensemble une université plus ouverte sur le monde économique. Cela veut dire par exemple développer les formations professionnalisantes, comme les licences professionnelles, qui sont une voie d’accès privilégié à l’emploi. Cela ne signifie pas pour autant renoncer à la vocation humaniste qui a toujours été au cœur de l’Université française. Les étudiants en sciences humaines ont bien souvent des talents à développer, des aspirations à faire valoir pour peu que les entreprises leur donnent leurs chances. Cela suppose de développer les stages, de donner à chaque étudiant en plus de la formation dans sa discipline les outils indispensables à la recherche d’emploi comme à la vie professionnelle. Un stage de 6 mois pour tous les étudiants, quelle que soit leur discipline : cela pourrait être un bon moyen de se préparer à l’emploi.

Rapprocher les entreprises et les universités, c’est aussi mettre en place des partenariats efficaces en matière de financement. Aujourd’hui, des entreprises et des fondateurs privés commencent à financer des chaires de recherche. Ces initiatives permettent aux universités de disposer des moyens nécessaires pour recruter les meilleurs professeurs au monde et leur offrir des rémunérations attractives. Elles donnent également la possibilité aux entreprises de recruter des étudiants hautement qualifiés qui auront bénéficié d’un enseignement de la plus grande qualité. Ce sont de telles initiatives que nous devons encourager.

Nous devons également favoriser le rapprochement entre les grandes écoles et les universités. Pendant des décennies, leur coexistence a contribué au rayonnement scientifique et intellectuel de la France. Mais aujourd’hui, nous voyons les limites de cette dualité.

D’un côté, les grandes écoles n’ont pas la visibilité suffisante pour s’imposer au niveau mondial. De l’autre, les universités n’ont pas les moyens nécessaires pour mener tous leurs étudiants vers l’excellence.

Ma conviction, c’est qu’il faut multiplier les échanges et les passerelles. Il ne s’agit pas d’imposer un modèle unique à tous les établissements. Il s’agit simplement de renforcer la coopération entre universités et grandes écoles et de tirer tout le monde vers le haut. Chaque grande école pourrait ainsi développer un partenariat privilégié avec une ou plusieurs universités. Cela pourrait permettre aux meilleurs étudiants de ces universités de bénéficier d’enseignements complémentaires. En retour, les grandes écoles pourraient tirer parti de la plus grande visibilité des universités et mutualiser certains services avec elles.

Enfin, nous devons favoriser le rapprochement entre les universités elles-mêmes. C’est indispensable si nous voulons leur permettre d’atteindre la taille critique nécessaire pour rivaliser avec les meilleurs établissements universitaires au monde.

Grâce à la loi de programme sur la recherche, les universités ont désormais la possibilité de se regrouper au sein de pôles de recherche et d’enseignement supérieur. 9 premiers PRES se sont déjà constitués, à Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse et Paris. Deux autres devraient être créés très prochainement.

Cette démarche, nous devons l’encourager sur tout notre territoire. A cet égard, les universités ont tout leur rôle à jouer. A elles de prendre des initiatives. A elles de se rapprocher pour devenir plus fortes dans la compétition internationale. Il y a aujourd’hui 88 universités de plein exercice en France. Une fois le mouvement de rapprochement engagé, nous devrions avoir une quinzaine de grands pôles de recherche et une quarantaine d’universités de plein exercice sur l’ensemble du territoire.

-  Enfin, la cinquième grande question, c’est la dimension internationale des études supérieures.

Nous le savons, il n’y a pas d’études supérieures de haut niveau sans lien fort avec l’étranger. La recherche, l’innovation, tout cela se construit à l’échelle mondiale. Nous devons permettre à nos étudiants de voyager, de découvrir d’autres pays et d’autres horizons. Nous devons aussi nous donner les moyens d’attirer les meilleurs professeurs et les meilleurs étudiants.

A cet égard, l’Europe doit devenir pour nos universités un véritable atout. Salamanque, Heidelberg, la Sorbonne ou encore Oxford : ces universités ont fait l’Europe. Elles ont contribué à forger sa culture et son identité. Elles ont fait sa grandeur et son rayonnement dans le monde. Aujourd’hui, l’enseignement et la recherche doivent redevenir la première priorité de l’Europe des projets.

L’Union doit renforcer son action dans ce domaine et y consacrer les moyens nécessaires.

Elle doit également tirer pleinement parti de la diversité culturelle qui fait sa richesse. Chaque étudiant européen devrait pouvoir aller passer 6 mois dans une université étrangère au cours de son cursus. C’est comme cela que nous parviendrons à hisser les universités européennes aux tout premiers rangs dans le monde et à donner à chaque étudiant une véritable culture européenne.

Mesdames, Messieurs,

Vous le voyez, les défis que nous devons relever pour construire l’université française de demain sont immenses.

Pour y parvenir, je crois qu’il y a trois conditions.

La première, c’est d’avancer par étapes. Toutes ces réformes ne pourront pas se faire en un jour. Nous devons d’abord porter notre effort sur les points qui font l’objet d’un consensus large. Je pense par exemple à l’orientation, à l’amélioration des bourses.

La deuxième condition, c’est d’agir dans un esprit de concertation. Engageons le dialogue ensemble, étudiants, enseignants, chercheurs. Chacun doit pouvoir s’exprimer et faire part de son expérience et de ses aspirations.

La troisième condition, c’est que cet engagement en faveur de l’université soit porté au plus haut niveau de l’Etat et par l’ensemble du gouvernement.

L’Université, c’est l’avenir de la France, c’est la clé de notre réussite, c’est ce qui porte notre identité et notre culture. La mobilisation doit être nationale. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons construire ensemble une université à la hauteur de notre ambition pour la France.

Je vous remercie.

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