Conseils des ministres
Imprimer cette page 22-06-2005 12:53

Le ministre de la Santé et des Solidarités a présenté une communication sur le plan national canicule 2005.

Météo France estime probables des températures, supérieures en moyenne de 2oC aux normales saisonnières au cours de la période de juillet/août 2005. La veille saisonnière est enclenchée depuis le 1er juin et le restera jusqu’au 31 août. La vague de chaleur que la France connaît actuellement confirme la nécessité d’une grande vigilance en la matière. Un département (le Rhône) a été placé en état d’alerte de niveau 3 depuis le 21 juin. Six autres départements (le Territoire de Belfort, le Doubs, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, le Vaucluse et le Bas-Rhin) sont en état de pré-alerte de niveau 2.

Les mesures du plan canicule sont désormais opérationnelles.

S’agissant de l’installation de pièces rafraîchies, la quasi-totalité des maisons de retraite et des établissements de santé en sont équipés. Les trois-quarts des établissements hébergeant des personnes âgées sont dotés d’un plan bleu qui définit l’organisation de chaque établissement pour renforcer l’assistance aux personnes en cas de canicule ; 83 % des établissements de santé avec service d’urgence disposent d’un plan blanc pour faire face aux situations de crise.

Par ailleurs, 97 % des communes de plus de 100 000 habitants ont établi des registres de personnes vulnérables (âgées ou handicapées) afin de pouvoir concentrer l’effort de vigilance des pouvoirs publics sur ces populations isolées et fragiles. En revanche, seules 31 % des 36 000 communes françaises sont aujourd’hui dotées d’un tel registre.

Bien que les progrès dans l’état de préparation à une canicule soient significatifs, il faut aller encore plus loin :

-  le dispositif de déclenchement des pré-alertes et des alertes a été amélioré et est désormais géré département par département ;

-  un recensement exhaustif des structures qui ne sont pas encore équipées de pièces rafraîchies ni dotées des plans de crise a été effectué par l’intermédiaire des préfets afin de combler sans délai les lacunes en la matière. L’ensemble des établissements hébergeant des personnes âgées devront désormais en être dotés ;

-  l’accent est mis sur la lutte contre l’isolement, cause majeure des difficultés sanitaires pendant la canicule : des contacts ont été pris avec l’association des maires de France afin de mobiliser les communes et les inviter à porter une attention toute particulière au recensement des personnes âgées et isolées ;

-  une mobilisation de tous les médias et relais d’information est indispensable pour améliorer la prévention des risques. Un numéro d’information national sur le canicule (08 21 22 23 00) a été mis en place. Des actions concrètes seront mises en oeuvre avec les services publics et les professions qui sont au contact quotidien avec les citoyens, compte tenu du rôle important qu’ils peuvent jouer, notamment auprès des personnes isolées ;

-  accroître les moyens humains en période estivale : tout comme en 2004, des crédits exceptionnels vont être mis à la disposition des services des établissements hébergeant des personnes âgées pour leur permettre de recruter du personnel de soins saisonnier ou de rémunérer des heures supplémentaires. Le Premier ministre a par ailleurs décidé de renforcer, dans le cadre du plan de cohésion sociale, le niveau de prise en charge par l’État des dépenses liées à l’embauche de personnel sous forme de contrats d’accompagnement vers l’emploi (CAE). A compter du 1er juillet 2005, pour les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics et privés, ce taux de prise en charge sera porté à 90% des salaires versés pour les jeunes de moins de 26 ans. Enfin, une attention particulière sera portée à la disponibilité des lits hospitaliers pendant l’été.

La préparation à une éventuelle canicule au cours de l’été 2005 doit également prendre en compte les risques spécifiques liés à une situation de sécheresse. Les préfets vont vérifier que l’ensemble des dispositions préventives ont été prises pour assurer l’approvisionnement en eau potable. Parallèlement, les maisons de retraite et les hôpitaux vont être invités à accroître le stockage d’eau en bouteille. D’autre part, afin d’éviter un éventuel déficit de production d’électricité, EDF a pris des mesures pour disposer de capacités de production supplémentaires par rapport à 2003. En cas de délestage, des dispositions vont être prises afin de permettre le rétablissement prioritaire de l’alimentation électrique des maisons de retraite, de façon à assurer un rafraîchissement suffisant des pensionnaires.



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